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そろそろ・・・ (soro, soro)

Mon séjour au Japon va bientôt arriver à son terme. Je pars de Nagoya le 15 et du Japon le 19. Les cours étant presque finis, vous vous demandez peut-être (sans doute pas) comment je vais m'occuper pendant ces deux semaines restantes.

Aujourd'hui, j'ai une soirée crêpe avec mes deux amis taïwanais on va fêter la Chandeleur avec un peu de retard. J'avais promis de leur apprendre à faire des crêpes.

La semaine prochaine, je pars quelques jours en Corée, à Séoul pour retrouver Noodle, la nouille (surnom que je viens de trouver). Je ne connais quasiment rien de la Corée. Je vais quand même essayer d'apprendre quelques formules de politesse. Ensuite, de retour à Nagoya, je vais fêter le nouvel an taïwanais (le même que celui des chinois, coréens et vietnamiens). Avec le club de français, on a l'intention d'aller dans un restaurant de yakiniku dimanche prochain. C'est aussi le jour de la Saint Valentin*. Voulez-vous savoir à qui je vais donner mes chocolats? (*o*){"Hi,hi"}

Et enfin, dans deux semaines, je pars à Tokyo. Ce dernier séjour sera surtout axé sur les bars/restaurant à thème : l'Alcatraz, le Vampire Cafe, celui sur Alice aux pays des merveilles, etc. J'ai enfin réussi à prendre mon entrée pour le musée Ghibli. \(^-^)/

J'ai aussi quelques rapports à rendre, un peu de paperasse et le grand ménage de ma chambre! Ces deux semaines vont vite s'écouler! (T_T) Honnêtement, je n'ai pas vraiment envie de repartir mais j'ai aussi hâte de retrouver mes amis, ma famille, Paris...

Ah, et ce matin très tôt, il a neigé! Pour les photos, j'ai un peu triché. Celles-là datent du mois dernier.




*Au Japon, à la Saint Valentin, les filles/jeunes femmes offrent des chocolats aux garçons/hommes qu'elles apprécient. Il y a deux sortes de chocolats : les chocolats d'amitié (ou de remerciement) et les chocolats pour l'être aimé. A cette période de l'année, il y a des chocolats partout (au combini, supermarché, departo, etc) déjà faits, à faire, etc. Cela donne envie d'en manger! Un mois après la Saint Valentin, c'est aux garçons de montrer leur gratitude en offrant des biscuits ou encore en invitant la fille qu'il aime bien à sortir.

Miso katsu-don

Toujours à l'occasion de la venue de la même copine, j'ai mangé une nouvelle fois une spécialité de Nagoya: le miso katsu. Cependant, cette fois-ci, il s'agissait d'un donburi: les tranches de tonkatsu étaient disposées sur un bol de riz avec du chou rapé, du negi et un filet de sauce sucrée au miso et un oeuf poché. Une fois l'oeuf mélangé au riz, c'est délicieux! (*o*)!


Aux alentours de Nagoya, Inuyama

A l'occasion de la venue d'une copine à Nagoya pour le weekend, je suis allée à Inuyama.

Inuyama est une ville qui se situe dans la préfecture de Gifu, au nord de Nagoya. La ville dispose de certains atouts touristiques : l'un des plus anciens châteaux du Japon, classé Trésor National, des petits jardins, Meiji-mura, et j'en passe... J'avais placé en priorité Meiji-mura, le château et le parc Urakuen. Malheureusement, un réveil tardif ne nous a permises que d'y aller en début d'après-midi. On a dû donc se limiter à Meiji-mura (que l'on n'a même pas terminé) et à une promenade à la tombée de la nuit dans une ville presque morte.

Meiji-mura ne vous interpelle certainement pas. Il s'agit d'une sorte de village rassemblant diverses édifices de tout le Japon construits pendant l'ère Meiji. Ce ne sont pas cependant des reconstructions, ils ont été démontés et remontés pièce par pièce pour constitué le Meiji-mura actuel. Il y a de tout: une école, une église, une banque, une mairie, une officine de médecin, etc. Un vrai village en somme! Il borde même un lac. Ce qui m'a surtout étonnée, c'est la forte influence occidentale en matière d'architecture.


Il y a une chose importante à savoir à Inuyama : tout se ferme entre 4 et 5 heures du soir et la ville se vide. On l'a constaté en se rendant au château d'Inuyama... C'est dommage, j'aurai aimé mieux découvrir la petite ville. (-_-)

Pour les photos, c'est par ici.

ハッピバースデーツミー! (happy birthday to me!)

Comme la plupart d'entre-vous le savez sans doute, jeudi dernier, c'était mon anniversaire. Depuis quelques trois ans, j'avais l'habitude de passer ce jour, la tête fourrée dans un manuel de droit ou dans mes cours pour les partiels. Cependant cette année, je n'ai pas eu d'examen à passer pour ce semestre (le japonais ne compte pas pour moi). Ce n'est pas pour autant que j'ai célébré ce 21 janvier. Au fond, je n'en avais peut-être pas envie. Ce fût un jour bien ordinaire.

A mes 20 ans, je m'étais dit que j'entrais dans la vingtaine ; à 21, que je venais à peine d'entrer dans la vingtaine. J'ai désormais 22 ans : je me suis donc dit que j'étais désormais bien ancrée dans la vingtaine, que je commençais à me faire "vieille" qu'il est temps de devenir une adulte responsable... ou pas... XD

Vendredi, l'un de mes professeurs avait organisé une "fugu* party". Malheureusement ce sensei est tombé malade et n'a pas pu participer à sa propre soirée. On s'est donc retrouvé entre étudiants dans le restaurant qu'il avait réservé. Le menu était composé de quatre petits (au sens propre du terme) plats, tous à base de fugu. Le premier était une sorte de gelée à base d'huile du poisson (et des petites herbes) à tremper dans une sauce soja. Le deuxième était un assortissement de sashimis de fugu et de choses inconnues au bataillon (première photo). C'est le plat que j'ai préféré. Le troisième était une sorte de "nabe" avec des champignons, du chou, du negi et bien sûr du fugu qui était assez difficile à manger car on devait décortiquer la chair de la carcasse soi-même (photos 2 et 3). Le quatrième et denier plat était une bouillie de riz avec des morceaux de fugu (que mon palais n'a même pas senti). Pour être honnête, je n'ai pas trouvé que le fugu avait un goût particulier. Il me paraissait même familier... Grâce à un camarade, j'ai su pourquoi: le goût du fugu se rapproche du... poulet! (-_-#)


Toujours vivante, j'avais encore faim après le repas. Je me suis donc achetée un dessert au conbini qui a fait office de gâteau d'anniversaire et aussi de petit-déjeuner le lendemain. Happy birthday to me! :D

Avec ma copine taïwanaise, on s'était promise d'aller manger dans un "restaurant" de gâteaux qui propose une formule à volonté. Pendant 90 minutes, on peut s'empiffrer d'autant de gâteaux qu'on le désire pour la modique somme de 1450 yens (environ 12€). Cette formule inclut également quelques plats salés (des cappelinis à toutes les sauces notamment) à volonté. On y est allée hier (samedi) pour le déjeuner. On a commencé toutes les deux par le sucré et terminé par le salé. Les gâteaux n'étaient pas terribles : ils avaient le même goût que ceux des supermarchés français. Par contre leurs plats de cappelinis étaient vraiment bon et largement meilleurs que les gâteaux. Ce que je trouve d'ailleurs ironique pour une enseigne qui s'appelle "Sweets Paradise".

Enfin bref, j'ai quand même l'impression que je ne pourrai plus manger de gâteaux... Deviendrai-je raisonnable?



*Le fugu, c'est ce poisson qui mal préparé peut tuer celui qui le mange. Au Japon, il ne peut être préparé et cuisiné que par une personne licenciée. Assez réputé, c'est un met qui coûte aussi cher.

Penser au départ

Il ne reste qu'un mois avant la fin de mon séjour. Le temps a vite passé, neeee! Mon retour s'annonce infernal: la reprise des cours à Assas ne va pas être facile, de la vie en France et à Paris non plus. Je dois aussi rechercher un nouveau studio... Même si je préfère ne pas y penser actuellement, il faut reconnaître que je dois bien m'y résoudre. Profitons du temps qui me reste!

Noël a été un peu tristounet loin de la famille mais depuis Tokyo, je n'ai pas eu trop l'occasion de m'ennuyer: il y a eu déjà Tokyo, puis mon Homestay à Shizuoka, Hiroshima et Miyajima. A Nagoya, il s'est passé des petites choses par-ici et par-là, rien de révolutionnaire mais suffisant amusantes pour avoir suscité un "certain intérêt" en ma personne. J'ai décidé de ne pas en parler sur le blog. Et puis, cela ne vous intéressait sans doute pas. :P

Au Japon, cela a été les grosses soldes, j'ai pu m'adonner une fois de plus à une de mes activités maladives: le shopping. J'ai acheté des choses utiles (un pull, une nouvelle paire de chaussure) et d'autres moins (un nouveau strap pour mon téléphone portable - j'en avais déjà 4). On m'a fait découvrir une châine de magasin: Tokyu Hands. Ils vendent de tous! ça sera parfait pour acheter les "omiage" à rapporter pour les membres de ma famille et mes amis. \(^o^)/

Je suis allée me faire couper les cheveux. Cela aurait été inutile à préciser si l'on ne m'avait pas lavée les cheveux complètement allongée et s'ils ne s'étaient pas mis à deux pour me les sécher et pour me les coiffer... Sinon, j'ai pas payé plus qu'en France, une trentaine d'euros environ.

Et pour finir ce post "je raconte ma vie": aujourd'hui, j'ai acheté des FRAISES! En fait, cela fait plus de trois semaines que j'en voyais sur les étalages du supermarché (Jusco, toujours). C'est la saison apparrement! Elles coûtent assez cher (500 yens, la barquette de 9 transgéniques dans un supermarché lambda) mais une copine en a trouvé à 300 yens et je lui ai demandé d'en acheter pour moi. Demain, c'est l'anniversaire de la copine en question, j'ai prévu de lui faire un mille-crêpes (je vous épargne la version katakana) avec des bananes et des fraises. Ce sera son gâteau d'anniversaire. ;)


また、ねー!(mata neee!)


行こう、広島!

(Ikou! Hiroshima. Allons-y, à Hiroshima!)


Vendredi dernier, je me suis encore "warpée". Cette fois-ci, ma destination n'était pas Tokyo mais Hiroshima.

La ville, complètement détruite à la suite du bombardement du 6 août 1945 (j'ose espérer à ne pas avoir à vous en rappeler le contexte), a rapidement été reconstruite et s'est plutôt bien développée depuis. Elle n'en demeure pas moins paisible et charmante. Il y a pas mal de sites à voir: le Dôme de Hiroshima, le Mémorial de la paix et le Musée (bien évidemment), le château de Hiroshima, quelques temples et autres lieux moins symboliques. Je pense qu'une visite complète de la ville peut se faire en une journée bien chargée ou tranquillement en deux jours. Un réseau de tramway facilite les déplacements en ville mais une paire de jambes (ou de roues) peut suffire. Il faut ajouter une journée en plus, si l'on veut visiter aussi Miyajima, l'île sacrée.

J'ai organisé ce voyage seule sans guide particulier. J'avais néanmoins fait quelques recherches sur Internet pour savoir quoi visiter, quoi manger, etc. La ville se découvre facilement à pied. Je n'ai utilisé les transports en commun que pour me rendre à Miyajima. Il est facile de se repérer dans la ville : tout est bien quadrillée et pas si grand que ça.

Jour 1 - vendredi - arrivée à Hiroshima

Ayant cours le matin, je n'ai pu arriver que dans l'après-midi (15h). Après avoir déposé ma valise à l'hôtel, je me suis partie à la découverte de la ville. J'ai suivi la ligne de tramway. Je me suis retrouvée au building de la NHK où je me suis arrêtée pour faire une pause (au Starbucks). Après être revenue sur mes pas, j'ai parcouru la galerie marchande Hondori, fait quelques magasins (c'était les soldes) et dîné au village de l'okonomiyaki.

Okonomiyaki-mura n'est pas une petite rue ou un quartier, c'est un building dont trois étages entiers sont occupés par des restaurants spécialisés dans l'okonomiyaki du style de Hiroshima. Contrairement au style d'Osaka où tout est mélangé puis cuît sur le teppan, l'okonomiyaki de Hiroshima est cuît par couche sur le teppan : d'abord, la petite crêpe de farine et d'eau, le chou et le soja mungo, les nouilles, la sauce, la garniture de viande/poisson mélangés à l'oeuf. Personnellement, j'ai trouvé ça assez sec, mon style préféré reste de loin celui d'Osaka.

Jour 2 - samedi - visite à Miyajima

Miyajima est considéré comme l'une des trois merveilles du Japon. C'est une île qui ne se situe pas très loin de Hiroshima: l'on doit d'abord se rendre à Miyajiguchi pour prendre le ferry. Du port, tout peut se faire à pied (enfin presque). Par chance, ce jour-là, il faisait beau, quoique un peu froid.
Une fois arrivée sur l'île, je me suis rendue au torii géant planté dans l'eau ou plutôt le sable, la marée étant encore basse. J'ai visité le temple Tsukushima duquel on a une belle vue de la mer et de l'autre rive, le temple bouddhiste Daisho-in, l'un des plus grands de la région et le Senjokaku. J'ai aussi vu une pagode à deux étages et une autre à 5.

A midi, j'ai mangé dans un des restaurants qui proposait de l'"anagomeshi" (un donburi avec une sorte de petite d'anguille grillée). Avec les huîtres, c'est l'une des spécialités de la région. N'appréciant pas les huîtres, qu'elles soient cuîtes ou crues, j'ai préféré diriger pour l'autre option. Encore de l'anguille me direz vous, j'ai pour prétextes qu'il ne s'agit pas du même poisson et que le mode de cuisson est différent. Le goût aussi, était différent, moins dénaturé, plus simple probablement.

Une fois reposée, j'ai décidé de gravir le mont Misen. 'Gravir' est un bien grand mot. Je me suis contentée de monter jusqu'au parc Momijidani et de prendre le téléphérique. Une fois en haut, il a quand même fallu descendre et monter des escaliers pendant une heure pour parvenir au sommet en passant par quelques sanctuaires et petits temples. La vue y est vraiment magnifique: on y voit de la montagne, de la mer, d'autres îles, le ciel... C'est vert, c'est bleu... La montée valait vraiment le coup. L'on comprend pourquoi les japonais considèrent l'île comme sacrée. Personnellement, j'avais l'impression d'être tombée dans un film de Miyazaki.

Une fois redescendue, je me suis rendue dans un petit café qui servait l'un des meilleurs cheesecakes que j'ai pu manger (il est juste en bas de la pagode à 5 étages et du Senjoku). Un petit tour dans la rue Omotesando pour acheter des souvenirs et c'est reparti!

Jour 3 - dimanche - émouvant Hiroshima

Pour mon dernier jour, j'aurai pu louer un vélo. Ma paresse a néanmoins eu raison de moi et mes jambes m'ont finalement transportée toute la journée. Je me suis d'abord arrêtée au musée de la préfectoral de Hiroshima qui disposait d'une collection d'art contemporain occidental. Il y avait même un Dali!Du musée, on peut avoir accès au jardin Shukkeien. Shukkein est un charmant jardin de style japonais dessiné au 17e siècle. L'on peut s'y promener, admirer les petits paysages, c'est assez agréable. A l'intérieur du jardin, il y a aussi quelques petits salons de thé. Après avoir un petit thé et une soupe d'azuki, je me suis dirigée vers le château de Hiroshima.

Vers midi, je suis parvenue au Dôme de Hiroshima, symbole de la ville et du 6 août 1945. C'est l'un des bâtiments (s'il y en a plusieurs) qui ne s'est pas entièrement écroulé et qui a été conservé en mémoire de la Seconde guerre mondiale. Après avoir déjeuné, je suis allée au musée de la Paix. On m'avait prévenue que cela serait 'intense', émouvant... ça l'était vraiment...

J'ai flâné le reste de l'après-midi. Pour dîner, je me suis arrêtée dans l'un des trois café-restaurants au bord de la rivière Kyobashi. Ensuite, j'ai sagement attendu mon car de retour à la gare.

いじょうです!

これは何ですか!

Kore ha nan desu ka?

Qu'est-ce qu'est?


よくわかリせんがおいしいですよ!

Yoku wakarimasen ga oishii desu yo!

Je ne sais pas vraiment mais c'est bon!


Tokyo, mon amour (2)

Mon court séjour à Tokyo méritait bien un second article. Cette fois-ci, ce sera un post collage de photos (pourries, prises avec mon ketai). Pour agrandir les montages, il suffit de cliquer dessus.

明けましておめでとうございます!

J'ai passé le nouvel an chez une famille japonaise quelque part à Shizuoka. J'ai pu ainsi expérimenté le mode de vie des japonais à la traditionnelle ainsi que le shogatsu.

Le nouvel an japonais est assez différent du nouvel an français (et européen) : il se fête généralement en famille (et pas entre amis), s'étale sur 3 jours, du 31 décembre au 2 janvier, et a une forte connotation religieuse. L'année 2009 était l'année du boeuf, 2010 sera celle du tigre.

Le 31 au soir, nous avons mangé de la viande cuite au barbecue traditionel japonais et de l'oden. Nous avons ensuite regardé ensemble le concert de fin d'année de la chaîne NHK. Vers 23h30, on a mangé des sobas "pour se tourner vers l'avenir". Les sobas, en raison de leur longueur, sont censés nous apporter longévité. A minuit, on s'est souhaité une bonne année : "Akemashite omedetou gozaimasu! Kotoshi mo yoroshiku oneigaishimasu!". Le grand père est ensuite passé et nous sommes tous allés au temple shinto pour prier et boire une boisson censée nous apporter le bonheur.

Le lendemain, au petit-déjeuner/déjeuner, nous avons mangé un plat (préparé la veille) composé d'aliments ayant une signification particulière : une soupe au mochi, des oeufs d'un poisson (dont je me souviens plus le nom) pour sa fécondité, du renkon encore pour se tourner vers l'avenir, du poisson en pâté et sous forme caramélisée, des patates douces en purée, etc. Il s'agit d'un rituel. Il faut manger au moins un peu de tous les aliments. Le soir, nous sommes allés dîner chez la grande soeur de la mère. Elle avait préparé des temakis (sushi à rouler soi-même avec ses mains). A la fin du repas, nous avons aussi pris du thé et mangé des wagashis.

Le 2 janvier, des amis de la famille sont venus et nous avons préparé des mochis. Les mochis sont des petites boules de pâte de riz pétri que l'on peut rouler dans diverses sauces ou poudre. Il y a trois manières d'en préparer : la première est traditionnelle, une fois le riz cuit, on le pétrit au marteau jusqu'à ce que ça devienne une pâte très moelleuse et plus ou moins collante, la deuxième est utilisée par ceux qui n'ont pas le marteau et son pétrin en bois, il suffit juste d'utiliser une machine spéciale et la troisième est sans doute la plus simple mais la moins délicieuse, il suffit de mélanger une farine spéciale mochi à de l'eau, un petit tour dans le four à micro-onde et c'est prêt. Nous nous sommes donc gavés de mochis tout l'après-midi. Mes préférés sont ceux au kinako! <3>

Tokyo, mon amour (1)


Moins de 2 heures me séparent de Tokyo en Shinkansen, 6, en car. Si le trajet n'était pas aussi cher en Shinkansen (10 000 yens environ l'aller) ou aussi long en car, j'y serai sans doute retournée bien avant. Par rapport à mes deux précédents séjours, j'ai décidé de réserver dans un capsule-hôtel pas très loin de Shinjuku. Après y avoir séjournée près d'un mois dans cet arrondissement, je pense bien en avoir fait le tour. Outre le fait d'avoir dormi dans une case en bois, ce changement m'a permis de mieux connaître Shinjuku, son dédale de grands magasins, ses petits passages secrets, ses drôles de personnes... Je suis également retournée à Shibuya (toujours aussi peu intéressant), ai fait tous les étages du rugissant 109 et y ai survécu, à Harajuku & Omotesando (toujours aussi "peuplé" mais aussi trendy). J'ai visité de nouveaux quartiers/lieux : le marché de Tsukiji, Tsukishima, Todai, le sanctuaire de Nezu et Yanaka.

Le Marché de Tsukiji

Je n'avais pas prévu le fameux marché de Tokyo dans mon petit programme. Avec une amie, on s'y est retrouvée un peu par hasard en fin de matinée.
L'on ne trouve pas que du poisson dans les petites rue de ce marché : des légumes marinés, d'autres non marinés, des algues, des animaux empaillés (dont un crocodile), etc. Il y avait beaucoup de monde, particulièrement des obaasan et des ojisan (des vieux) qui n'hésitaient pas à se bousculer. Même à Harajuku, les jeunes sont plus civilisés...

Tsukishima

Il n'y a pas grand chose à Tsukishima excepté la fameuse rue de 50 restaurants spécialisés dans le monjayaki (la "monja street"). Le monjayaki est une spécialité de la région de Tokyo. La plupart le décrit comme une sorte d'okonomiyaki. Personnellement, je trouve que cela n'y ressemble pas tant que ça. Il s'agit certes d'une sorte de crêpe cuite sur un teppan mais le goût et la texture ne s'en rapprochent pas du tout. La manière de le cuisiner n'est pas non plus la même. Même si c'était bon, je préfère quand même les okonomiyakis, plus solide et dense.
Dans cette même rue, se trouve un petit vendeur de "melon pan" (pain au melon) et de tartes aux pommes ou aux patates douces. La tarte aux patates douces, toute dorée, était vraiment délicieuse. La petite chanson qu'il passait en boucle aurait pu l'inclure dans ses paroles : "ichiban suki na mono wa melon pan da! ichiban suki na mono wa suito poteto pai da!".

L'Université de Tokyo

Après avoir tant entendu parlé de l'Université de Tokyo (Tokyo daigaku, Todai en raccourci), j'ai voulu faire un tour sur le campus qui se situait sur mon chemin vers Nezu et Yanaka. A vrai dire, il n'y a pas grand chose à faire là-bas. Par rapport au campus de Meidai, l'architecture est très différente. C'est un mélange entre l'architecture victorienne et moderne... On se croirait presque en Angleterre.

Le sanctuaire Nezu

Le sanctuaire Nezu se situe au sud de Nippori. Il m'a rappeler le temple Fushimi au sud de Kyoto à cause de ses petits "tori" sous lesquels on pouvait passer en dessous. Il ne vaut pas néanmoins le détour, mieux vaut s'y arrêter s'il se trouve sur votre chemin.

Yanaka

C'est le quartier que j'ai préféré de cette journée. Il est constitué de petites rues composées de commerces et de restaurants. N'ayant pas d'itinéraire déterminé, l'on s'est contenté de se balader et de s'arrêter aux échoppes qui nous intéressaient. Cela ressemblait beaucoup à un matsuri, les boutiques remplaçant les stands mobiles. Il y avait quelques vendeurs de snack de patates douces. Les patates frites puis caramélisées sont un régal! A la fin de notre promenade, il y avait une boutique spécialisée dans des objets avec des chats tout mignons, "Necoaction".

冬休み / Fuyu yasumi

C'est enfin les vacances à Meidai, quoique ça dépend pour qui. Si moi, je suis en vacances depuis hier (23/12, 17h), d'autres étudiants étrangers l'étaient depuis le 22 et d'autres japonais ne le sauront pas avant après-demain (25/12). Les japonais ont beau "fêté" Noël, ce n'est pas pour autant un jour férié. Il n'y a pas non plus de vacances de Noël, ici, on appelle ça des vacances d'hiver. Le Nouvel an en est le pivot.

J'ai donc une dizaine de jours, sans cours, sans devoir, pour moi toute seule (enfin pas vraiment). Ce soir, j'ai prévu de célébrer Noël avec mes deux amis taïwanais et une amie franco-japonaise. Notre repas de Noël a été adapté à l'occasion : "nabe" (prononcez, nabé), bierre et bûche de Noël (j'ai trouvé quelque chose qui y ressemble). Aurevoir chère famille, dinde rôtie, foie gras, saumon fumé et champagne! Noël, ici, c'est entre amis ou amoureux!

Demain, je me "warpe" pour Tokyo. Cette fois-ci, j'ai réservé dans un capsule hôtel à Shinjuku. J'ai prévu de visiter les derniers quartiers que je n'ai pas encore visité (Yanaka, Tsukishima) et de revoir quelques connaissances. J'ai vraiment hâte de voir Tokyo en fin d'année! Malheureusement, je n'y resterai pas longtemps : je repars le 28 au soir (en car/bus de nuit, réservé aux femmes).

Pour le Nouvel an, je vais squatter chez une famille japonais pour faire l'expérience du shôgatsu (正月). Je séjournerai chez eux du 30 décembre au 2 janvier. Je ne sais pas trop comment cela va se passer. Je leur ai envoyé un mail, deux même, mais je n'ai pas encore eu de réponse de leur part... m(._.)m

Entre deux, j'ai aussi prévu de me faire couper les cheveux (frange-dégradé-pointes) et d'aller au cinéma.

メリクリスマス! (Pour ceux qui ne savent pas lire : meri kurisumasu!)

Hitsumabushi (ひつまぶし)

Encore de l'anguille? Oui, certes mais pas n'importe quel plat.

Hier, j'ai mangé un "hitsumabushi", une spécialité de Nagoya. La base est un unagi-don mais c'est plus que ça. Après avoir divisé son bol en quatre, chaque partie est mangé de manière différente : "nature", avec du negi, à la "ochazuke", et enfin comme l'on préfère. Pour une explication plus claire, vous pouvez jeter un coup d'oeil à ce lien.

Je ne suis pas retournée à Atsuta Houraiken. Si un jour, vous passez à Nagoya, préférez ce restaurant : Hitsumabushi à la gare de Nagoya, légèrement moins cher mais largement meilleur.

La flemme dans la peau

J'ai la flemme :

  • De me réveiller uniquement pour descendre mes poubelles (7h30)
  • De sortir de mon lit. Il fait trop froid.
  • De faire mon lit
  • De faire la vaiselle
  • D'aller au cours de japonais le jeudi (16h30-18h00)
  • De faire mes exercices de japonais en ligne et ceux de compréhension orale à rendre
  • D'apprendre mes kanji

Rien que ça? Oui, pour l'instant.

La nuit dernière, il a vaguement neigé entre 1 heure et 3 heures du matin. Il a tellement neigé qu'à l'heure où je me suis levée (10h), les branches des arbres en étaient à peine recouvertes et qu'une heure plus tard, il n'y avait plus rien... Il ne fait sans doute pas assez froid pour que la neige tienne. Nagoya ne deviendra pas blanche aujourd'hui. J'aurai tant aimé prendre une photo. Que c'est bête, neeee!

Aujourd'hui, j'ai décidé de ne rien faire. J'avais envie de me reposer et de coocooner. Cet après-midi, je me suis donc goinfrée de marshmallow, bu plein de thé bien chaud. Ce soir, j'ai prévu de me préparer des pâtes bacon-champignon-crème. Il ne manque plus que quelques poèmes de Baudelaine, quelques heures heures sur le Net, le dernier album de Nolween Leroy (pas si mal que ça) et un épisode de HYMYM et mon samedi sera clos.

Autres choses à ajouter? Oui, c'est bientôt les vacances et ceci est du chocolat.

Love for Uniqlo

Juste parce que j'adore leurs vêtements et que grâce à ma nouvelle doudoune, je n'aurai pas froid cet hiver...



Journée d'hier

Ma journée avait pourtant bien commencé : il faisait beau et j'allais déjeuner avec une copine taïwanaise dans un restaurant assez réputé.

Ayant du mal à trouver le restaurant, on se décide à demander de l'aide aux passants. Je cherche du regard une personne susceptiple de nous indiquer le chemin, une fois trouvée, je lui lance un "sumimasen, (nom du restaurant) ha doko desu ka?" et j'ai droit à un sec "wakannai desu" après qu'elle m'ait tournée le dos sans avoir pris la peine de m'écouter. Apparement ce restaurant n'était pas la seule chose qu'elle ignorait, la politesse pouvait y être incluse. Les c*nn*ss*s japonaises (et moches en passant), ça existe! Finalement, nous trouvons ce fameux restaurant et après une trentaine minutes d'attente, nous voilà enfin assises aux comptoirs et donc devant la cuisine, prêtes à commander notre unagi-don.

Après le déjeuner, nous nous sommes quittées et je suis allée faire un peu de shopping et du repérage de Noël à Sakae. En me dirigeant vers le métro pour aller faire mes courses à Yagato, je me rends compte que j'ai perdu mon écharpe. Je suis donc retournée sur mes pas et ai demandé à deux magasins s'il n'avait rien trouvé (ça m'a pris un peu moins d'une heure) sans pouvoir pour autant la retrouver. Je l'aimais bien cette écharpe. La poisse, encore..

Après mes courses, je décide de manger un taiyaki (vous savez ce gâteau fourré à l'azuki en forme de poisson) pour "améliorer" cette journée et comme j'ai la poisse, celui là n'était ni mauvais ni bon, j'aurais dû me l'acheter quand j'étais encore à Osu, une heure auparavent...

Après être rentrée, je décide d'aller aux Toys "R" Us qui n'est pas très loin du campus. Me disant qu'il y aurait bien des peluches Hello Kitty, my Melody et Kiki, je m'y rends tranquillement. Et bah non, il n'y avait point de Kitty-chan ni de Melody-chan, ni de Monchihi (Kiki) non plus. Je reprends donc le métro, direction le grand magasin le plus proche (Mitsukoshi à Hoshigaoka). A mon arrivée, le magasin était encore ouvert (ouf), j'y rentre, prend l'escalator pour me rentre à l'étage des enfants qui s'est avéré fermé (bah non, pas ouf). La poisse toujours...

Comme je suis obstinée, je retourne à Sakae pour aller dans un autre grand magasin qui n'était pas encore fermé. Et hop, en deux-trois mouvements, My Melody, Kiki fille et Kiki géant (pas le transgénique) sont dans mes bras. La vendeuse me raccompagne jusqu'à l'ascenseur avant de me donner mes achats. J'ai eu aussi droit à une dizaine de remerciements des vendeurs de l'étage des jouets jusqu'au sous-sol (rayon alimentaire) à mon passage... Il est 20 heures. La journée ne finit pas si mal. Je vais pouvoir enfin rentrer.

Un gros calin à mon nouveau bébé (Kiki géant, les deux autres sont pour mes nièces) et ça va mieux.

"C'était quoi cette journée?" ?(・_・;?

Unagi‐don

Hier, je suis allée à Atsuta Houraiken, un restaurant spécialisé dans l'anguille assez réputé à Nagoya. Me fiant à la réputation du restaurant, j'ai commandé un simple unagi-don (anguille grillée sur bol de riz)...

Pour être honnête, j'ai été déçue : c'était gras et l'huile utilisée l'était sans doute trop, le goût de l'anguille, normalement fin, en était "tué". J'en ai préféré mon dessert, une boule de glace au matcha...

International Fair

Hier, l'assocation des étudiants de la faculté de droit ont organisé une "International Fair". Ils ont demandé à certains étudiants étrangers (dont moi-même) de cuisiner un plat typique de leurs pays. Après avoir hésiter entre des crêpes et du pain perdu, j'ai décidé de leur donné une leçon de crêpes parce que les crêpes, à la japonaise, ça donne ça :

On obtient une crêpe roulée en forme de cône et garnie de plein de (bonnes) choses : fruits, chocolat, chantilly, sirop et j'en passe... On est loin de notre traditionnelle crêpe bretonne beurre-sucre toute plate.

J'ai donc cuisiné une trentaine de crêpes (peut-être un peu plus) avec quelques étudiants japonais qui au final, ont admis, que c'était facile à faire et que c'était délicieux avec du sucre. Cela aurait été parfait si j'avais ma crêpière Tefal au lieu d'un wok, j'aurai utilisé moins de beurre.

La soirée s'est bien passée, j'ai pu goûter à pleins de plats venant de la Suède, du Brésil, de Chine, de Taïwan, du Vietnam ou encore de la Corée. Mes crêpes sont parties en un peu plus de 5 minutes peut-être 10. La majorité des personnes présentes s'était précipitée sur les autres stands - j'avoue que celui du Brésil étaient particulièrement alléchant - mais la plupart l'a regretté après. Hihi! (o^v^o)

後2か月

Deux mois et demi ont passé que me voilà déjà arrivée à la moitié de mon séjour au Japon.
Je me suis dit qu'une petite mise au point était nécessaire bien que je ne sache vraiment de quoi je désirais parler...

...

Le Japon et les japonais

Comme vous avez peut-être pu le remarquer, le Japon était un pays qui m'intéressait énormément bien avant que je n'envisage d'y aller. La culture japonaise m'intriguait en bien comme en mal, j'en étais devenue presque fascinée. Je ne me considère pas pour autant comme une otaku française aveuglée par un Japon idéalisé voire déitisé. Je sais très bien que la société japonaise rencontre actuellement divers problèmes à plusieurs niveaux. Après tout, nulle société n'est réellement parfaite. Il n'en est moins que savoir quelque chose est bien différent que de s'en rendre compte soi-même. Néanmoins, je peux vous affirmer ceci : le Japon est un pays humain. Ne vous y méprenez pas, ce n'est (n'était?) pas si évident.
L'image véhiculée du Japon est assez mal galvaudée par les médias occidentaux. Depuis une ou deux décennies, le Japon est associé à une culture otaku (restreintes aux mangas, animés et jeux vidéos), à des extravagances vestimentaires et à des émissions où des japonais font les débiles. L'on en a presque oublié qu'il a su conserver sa part traditionnelle et qu'il s'agit de la deuxième puissance économique mondiale. Les fourmies "kawaii" aurait-elles remplacées les ouvrières?
Ne vous y méprenez donc pas, le Japon est un pays moderne, très urbanisé certes mais pas à 100%. Avec 30% de surface habitée, il est toujours possible de se rendre dans des contrées plus rurales et naturelles...
Le pays du manga comme certains aiment le nommer n'est pas si "manga" que l'on aimerait le croire. Le phénomène otaku (toujours au sens occidental du terme) est peut-être présent au Japon, il n'en est pas le plus représentatif de cette société. La plupart des japonais à qui j'ai pu parler ne lit même pas de manga. Tous les japonais s'adonnent encore moins au cosplay et autres extravagances vestimentaires. Les jeunes comme ceux photographiés dans les livres Fruits ou encore Gothic Lolita aux éditions Phaidon ne représentent qu'une minorité, le dresscode ambiant étant costume-cravate pour les hommes et tailleur plus ou moins casual pour les femmes. Au Japon, l'on ne s'habille pas comme on veut à tous les âges. Il est vrai qu'en principe, ici, personne ne fera de remarque si vous êtes habillés de manière voyante, provocante ou autre. L'on peut appeler ça de la tolérance (tout comme de l'indifférence.
Cela fait néanmois parti de l'éthos japonais :
Les japonais ont aussi une capacité incroyable à accepter les choses. Ils se posent peu de question. Le pourquoi, du comment, si appréciés des français, trouvent souvent cette même réponse : "parce que c'est comme cela". A vous de vous en contenter ou de trouver vous-même votre réponse.
Les japonais sont polis : ils disent rarement ce qu'il pense réellement particulièrement lorsque quelque chose ne leur plaise pas. Cela relève en partie de la langue japonaise elle-même où le non-dit est plus important que ce qui est dit. A vous, gaijin, de lire dans leurs pensées.
Les japonais sont prévenants : ils font très attention à leurs interlocuteurs et très à l'écoute (le fait que le verbe, noyau de la phrase, soit en fin de phrase, y est sans doute pour quelque chose).
La société japonaise n'en demeure pas moins très conformiste. Ici le politiquement correct s'assimile au moyennement correct. Le japonais typique suivra toujours le "mouvement ambiant". A un feu, rouge pour les piétons, il patientera jusqu'à ce que le bonhomme devienne vert et lui permette de passer cependant s'il voit une, deux, trois et plus traverser, il les suivra naturellement.

Autre chose à savoir, à la base, le terme "otaku" ne désigne pas uniquement un fanatique de manga, d'animé et de leurs produits dérivés, mais de manière général une passion virant jusqu'à l'obsession. Ici, on trouve des otakus de tout, cela inclut également certaines choses qui peuvent nous paraître insignifiantes (e.g. les petites voitures ou encore le pain français).


La vie au Japon

Le niveau de vie au Japon est assez élevé. Pour résumer, je dirai qu'il est très confortable de vivre ici, même si cela implique un coût qui s'avère relatif.
Les rues sont propres, les transports en commun aussi. Bus, métros et trains sont aussi très efficaces. Le service japonais est aussi sans doute l'un des meilleurs de ce monde : dès que vous entrez dans un magasin ou dans un restaurant, vous serez assommé d'un 'Irasshaimase' et d'un "arigatougozaimashita" en ressortant. Ici, serveur et vendeur sont aux petits soins du client. On a l'impression d'exister. Les conbinis sont aussi très pratiques car ils vendent un peu de tout et sont ouverts 24h/24. Les magasins sont aussi ouverts tous les jours même le dimanche.
Concernant le coût de la vie, je suis assez mitigée. Autant j'ai vu des prix et tarifs exorbitants, autant j'en ai vu défrayant toute concurrence. C'est au consommateur de s'informer et de faire son choiX. Je fais mes courses dans deux endroits : au supermarché (1 fois/semaine) et au 100 yens shop (2 fois/semaine). Au total, je dépense 2500 à 3000 yens (environ 20-24€). Par contre, cela ne comprend mes repas du midi en semaine. Le midi, je mange la plupart du temps à la fac soit à la cantine universitaire (shokudo) ou soit dans le lobby du "Ryugakusei center" après avoir acheté mon déjeuner au conbini du campus (env. 500 yens pour une boisson, un bento et un dessert). On trouve aussi beaucoup de restaurants bon marché où l'on peut manger pour environ de 700-800 yens (5-6€).
Pour m'installer, je suis allée au 100 yens shop et eu recours à Internet. Au total, j'en ai eu pour 10 000 yens maximum (80€). Heureusement, mon studio est meublé et la résidence fournit un service de location de futon. D'ailleurs, mon studio de 16 m² me coûte 15 000 yens (120€) par mois, toutes charges comprises (eau, électrivité, gaz). C'est 5 fois moins que mon studio à Paris et la moitié de ce que je paierai en résidence universitaire.
Il faut aussi que je paye mon assurance santé japonaise : 1600 yens par mois. Et les transports me reviennent à 3000 yens par mois
Au total, il me faut au minimum 42 000 yens (315€) pour vivre. Je me suis néanmoins réserver un budget de 80 000 yens (600€) pour m'amuser, faire du shopping et voyager.
Au final, la vie m'est moins chère ici qu'à Paris. Cependant, c'est en partie lié à mon statut de "special exchange student" (je n'ai pas, par exemple, à payer les 5000€ de frais de scolarité) et du fait que je vive sur le campus, j'en suis bien consciente.
Le Japon n'est pas un pays bon marché. Ici, la consommation est parfois tirée à l'excés : il faut dépenser pour s'amuser mais aussi pour réussir socialement (frais de scolarité, financement des cours privés). Mais ce n'est pas non plus un pays si cher par rapport aux autres pays développés.


Depuis mon arrivée, j'ai essayé de comprendre au mieux le Japon et de ne pas le juger avec mes yeux d'occidentale civilisée. Pour être honnête, je ne veux pas juger ce pays tout court. Néanmoins, je ne veux pas non plus tomber dans le relativisme culturel. J'avais juste envie de partager mes observations et ma situation.


わたしのこと (et moi?)

Ces deux mois et demi au Japon auraient-ils changé ma vie? Il est certainement trop tôt pour y répondre d'autant qu'il me reste encore deux mois et demi. Pour l'instant, j'ai fait de bonnes rencontres mais je ne pense pas qu'elles puissent modifier mon avenir.
Je me pose toujours des questions sur mon orientation professionnelle : retour en droit des affaires, virage au droit social ou carrément dans la recherche?
A mon retour en France, je vais devoir reprendre le rythme assassien avec ses horaires fous et la charge de travail auxquels je me suis déshabituée. Il faudra aussi que je valide mon M1, choisisse un M2, postule pour ce M2... J'envisage aussi la possibilité de revenir au Japon en tant que boursière du gouvernement japonais.

Plein de choses à accomplir en somme...

Back to Kyoto

J'ai profité du weekend dernier pour me rendre à Kyoto avec une copine taïwannaise. Nous sommes arrivées samedi midi et sommes reparties le lendemain en début de soirée. La ville était encore plus belle que la fois où je l'ai visitée en août. A ce que j'ai pu comprendre, l'automne est l'une des saisons idéales pour s'y rendre, l'autre saison étant le printemps. Il me restait encore plein de lieux à visiter!

A peine arrivée, nous avons achetés un bento que nous avons mangé rapidement devant la gare. Une fois nos pass achetés, nous avons pris le bus, direction le Kinkaju-ji (le Pavillon d'or). Le Kinkaku-ji est l'un des temples incontournables de Kyoto. Je dirai qu'il s'agit d'une petite merveille entièrement recouverte de feuilles d'or. C'est beau à voir mais j'avoue que j'étais légèrement déçue : le pavillon paraît assez petit par rapport aux photos et il y avait beaucoup de touristes (jap). Ensuite, nous avons pris le métro pour nous rendre à Arashiyama. Arashiyama, comme son nom l'indique est une montagne. Elle se situe à l'ouest de Kyoto. A ses pieds, l'on y retrouve sans surprises des temples mais aussi un joli jardin (parc?) où l'on peut contempler des momijis. Malheureusement, nous y sommes allées trop tardivement et le parc était déjà fermé. Il y a également une forêt de bambous, illuminée la nuit au mois de décembre. L'on a néanmoins pu profiter de la petite rue marchande où petit bui-bui côtoient des magasins de souvenirs. J'y ai mangé une délicieuse brochette de dango mochi! C'est mou, c'est moelleux, c'est très bon. J'ai aussi goûté à la glace au matcha. Malgré ce qu'avait dit la Grosse Miamia, c'est délicieux. Nous sommes ensuite rentrée à notre auberge pour dormir.

Le lendemain, nous avons petit-déjeuner à l'auberge qui offre un buffet pour la modique somme de 680 yens. Bien repues, nous nous sommes rendue à Gion, le quartier des geishas. J'apprécie énormément ce quartier où on a l'impression d'avoir remonté le temps. J'y ai vu des geishas mais qu'on ne m'y trompe pas, c'étaient des fausses. J'ai aussi trouvé par hasard le Gion Corner, l'où des geishas se produisent (le Routard est vraiment merdique). On a ensuite enchaîné les temples : Yasaka, Tofukuji, Fushimi, Nishi-Hongaji, Higashi-Hongaji. Par manque de temps, on n'a pas pu aller au Chemin des philosophes (Testugaku no michi).

Le dernier lieu que j'ai vu de Kyoto est sa gare, toujours aussi animée avec ses petits restaurants et magasins. Cette gare est certainement l'exemple parfait du consumérisme flambant au Japon mais j'avoue que je l'adore, il y a même une boulangerie qui fait du BON pain avec une CROUTE qui CROUSTILLE. Ses pains portent aussi des noms français. Je me suis aussi racheté un yukata à Uniqlo (j'adore aussi cette marque). J'ai hâte de le porter. Il est tout noir avec des motifs de papillons. J'ai aussi rapporté des petits souvenirs des gâteaux triangulaires fourrés, des namayatsuhashi, (que j'ai déjà presque tout mangé, je garde une boîte pour ma tutrice) et des straps de feuilles d'érables.

Nous sommes rentrées à Nagoya de la même manière que nous en sommes parties i.e. en car. C'était beaucoup moins cher que le Shinkansen mais beaucoup plus long (3h l'aller, 6h au total). Kyoto le vaut bien. J'ai pris une centaine de photos, vous pouvez les voir ICI.

A bientôt!