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そろそろ・・・ (soro, soro)

Mon séjour au Japon va bientôt arriver à son terme. Je pars de Nagoya le 15 et du Japon le 19. Les cours étant presque finis, vous vous demandez peut-être (sans doute pas) comment je vais m'occuper pendant ces deux semaines restantes.

Aujourd'hui, j'ai une soirée crêpe avec mes deux amis taïwanais on va fêter la Chandeleur avec un peu de retard. J'avais promis de leur apprendre à faire des crêpes.

La semaine prochaine, je pars quelques jours en Corée, à Séoul pour retrouver Noodle, la nouille (surnom que je viens de trouver). Je ne connais quasiment rien de la Corée. Je vais quand même essayer d'apprendre quelques formules de politesse. Ensuite, de retour à Nagoya, je vais fêter le nouvel an taïwanais (le même que celui des chinois, coréens et vietnamiens). Avec le club de français, on a l'intention d'aller dans un restaurant de yakiniku dimanche prochain. C'est aussi le jour de la Saint Valentin*. Voulez-vous savoir à qui je vais donner mes chocolats? (*o*){"Hi,hi"}

Et enfin, dans deux semaines, je pars à Tokyo. Ce dernier séjour sera surtout axé sur les bars/restaurant à thème : l'Alcatraz, le Vampire Cafe, celui sur Alice aux pays des merveilles, etc. J'ai enfin réussi à prendre mon entrée pour le musée Ghibli. \(^-^)/

J'ai aussi quelques rapports à rendre, un peu de paperasse et le grand ménage de ma chambre! Ces deux semaines vont vite s'écouler! (T_T) Honnêtement, je n'ai pas vraiment envie de repartir mais j'ai aussi hâte de retrouver mes amis, ma famille, Paris...

Ah, et ce matin très tôt, il a neigé! Pour les photos, j'ai un peu triché. Celles-là datent du mois dernier.




*Au Japon, à la Saint Valentin, les filles/jeunes femmes offrent des chocolats aux garçons/hommes qu'elles apprécient. Il y a deux sortes de chocolats : les chocolats d'amitié (ou de remerciement) et les chocolats pour l'être aimé. A cette période de l'année, il y a des chocolats partout (au combini, supermarché, departo, etc) déjà faits, à faire, etc. Cela donne envie d'en manger! Un mois après la Saint Valentin, c'est aux garçons de montrer leur gratitude en offrant des biscuits ou encore en invitant la fille qu'il aime bien à sortir.

Miso katsu-don

Toujours à l'occasion de la venue de la même copine, j'ai mangé une nouvelle fois une spécialité de Nagoya: le miso katsu. Cependant, cette fois-ci, il s'agissait d'un donburi: les tranches de tonkatsu étaient disposées sur un bol de riz avec du chou rapé, du negi et un filet de sauce sucrée au miso et un oeuf poché. Une fois l'oeuf mélangé au riz, c'est délicieux! (*o*)!


Aux alentours de Nagoya, Inuyama

A l'occasion de la venue d'une copine à Nagoya pour le weekend, je suis allée à Inuyama.

Inuyama est une ville qui se situe dans la préfecture de Gifu, au nord de Nagoya. La ville dispose de certains atouts touristiques : l'un des plus anciens châteaux du Japon, classé Trésor National, des petits jardins, Meiji-mura, et j'en passe... J'avais placé en priorité Meiji-mura, le château et le parc Urakuen. Malheureusement, un réveil tardif ne nous a permises que d'y aller en début d'après-midi. On a dû donc se limiter à Meiji-mura (que l'on n'a même pas terminé) et à une promenade à la tombée de la nuit dans une ville presque morte.

Meiji-mura ne vous interpelle certainement pas. Il s'agit d'une sorte de village rassemblant diverses édifices de tout le Japon construits pendant l'ère Meiji. Ce ne sont pas cependant des reconstructions, ils ont été démontés et remontés pièce par pièce pour constitué le Meiji-mura actuel. Il y a de tout: une école, une église, une banque, une mairie, une officine de médecin, etc. Un vrai village en somme! Il borde même un lac. Ce qui m'a surtout étonnée, c'est la forte influence occidentale en matière d'architecture.


Il y a une chose importante à savoir à Inuyama : tout se ferme entre 4 et 5 heures du soir et la ville se vide. On l'a constaté en se rendant au château d'Inuyama... C'est dommage, j'aurai aimé mieux découvrir la petite ville. (-_-)

Pour les photos, c'est par ici.

これは何ですか!

Kore ha nan desu ka?

Qu'est-ce qu'est?


よくわかリせんがおいしいですよ!

Yoku wakarimasen ga oishii desu yo!

Je ne sais pas vraiment mais c'est bon!


Hitsumabushi (ひつまぶし)

Encore de l'anguille? Oui, certes mais pas n'importe quel plat.

Hier, j'ai mangé un "hitsumabushi", une spécialité de Nagoya. La base est un unagi-don mais c'est plus que ça. Après avoir divisé son bol en quatre, chaque partie est mangé de manière différente : "nature", avec du negi, à la "ochazuke", et enfin comme l'on préfère. Pour une explication plus claire, vous pouvez jeter un coup d'oeil à ce lien.

Je ne suis pas retournée à Atsuta Houraiken. Si un jour, vous passez à Nagoya, préférez ce restaurant : Hitsumabushi à la gare de Nagoya, légèrement moins cher mais largement meilleur.

La flemme dans la peau

J'ai la flemme :

  • De me réveiller uniquement pour descendre mes poubelles (7h30)
  • De sortir de mon lit. Il fait trop froid.
  • De faire mon lit
  • De faire la vaiselle
  • D'aller au cours de japonais le jeudi (16h30-18h00)
  • De faire mes exercices de japonais en ligne et ceux de compréhension orale à rendre
  • D'apprendre mes kanji

Rien que ça? Oui, pour l'instant.

La nuit dernière, il a vaguement neigé entre 1 heure et 3 heures du matin. Il a tellement neigé qu'à l'heure où je me suis levée (10h), les branches des arbres en étaient à peine recouvertes et qu'une heure plus tard, il n'y avait plus rien... Il ne fait sans doute pas assez froid pour que la neige tienne. Nagoya ne deviendra pas blanche aujourd'hui. J'aurai tant aimé prendre une photo. Que c'est bête, neeee!

Aujourd'hui, j'ai décidé de ne rien faire. J'avais envie de me reposer et de coocooner. Cet après-midi, je me suis donc goinfrée de marshmallow, bu plein de thé bien chaud. Ce soir, j'ai prévu de me préparer des pâtes bacon-champignon-crème. Il ne manque plus que quelques poèmes de Baudelaine, quelques heures heures sur le Net, le dernier album de Nolween Leroy (pas si mal que ça) et un épisode de HYMYM et mon samedi sera clos.

Autres choses à ajouter? Oui, c'est bientôt les vacances et ceci est du chocolat.

Unagi‐don

Hier, je suis allée à Atsuta Houraiken, un restaurant spécialisé dans l'anguille assez réputé à Nagoya. Me fiant à la réputation du restaurant, j'ai commandé un simple unagi-don (anguille grillée sur bol de riz)...

Pour être honnête, j'ai été déçue : c'était gras et l'huile utilisée l'était sans doute trop, le goût de l'anguille, normalement fin, en était "tué". J'en ai préféré mon dessert, une boule de glace au matcha...

後2か月

Deux mois et demi ont passé que me voilà déjà arrivée à la moitié de mon séjour au Japon.
Je me suis dit qu'une petite mise au point était nécessaire bien que je ne sache vraiment de quoi je désirais parler...

...

Le Japon et les japonais

Comme vous avez peut-être pu le remarquer, le Japon était un pays qui m'intéressait énormément bien avant que je n'envisage d'y aller. La culture japonaise m'intriguait en bien comme en mal, j'en étais devenue presque fascinée. Je ne me considère pas pour autant comme une otaku française aveuglée par un Japon idéalisé voire déitisé. Je sais très bien que la société japonaise rencontre actuellement divers problèmes à plusieurs niveaux. Après tout, nulle société n'est réellement parfaite. Il n'en est moins que savoir quelque chose est bien différent que de s'en rendre compte soi-même. Néanmoins, je peux vous affirmer ceci : le Japon est un pays humain. Ne vous y méprenez pas, ce n'est (n'était?) pas si évident.
L'image véhiculée du Japon est assez mal galvaudée par les médias occidentaux. Depuis une ou deux décennies, le Japon est associé à une culture otaku (restreintes aux mangas, animés et jeux vidéos), à des extravagances vestimentaires et à des émissions où des japonais font les débiles. L'on en a presque oublié qu'il a su conserver sa part traditionnelle et qu'il s'agit de la deuxième puissance économique mondiale. Les fourmies "kawaii" aurait-elles remplacées les ouvrières?
Ne vous y méprenez donc pas, le Japon est un pays moderne, très urbanisé certes mais pas à 100%. Avec 30% de surface habitée, il est toujours possible de se rendre dans des contrées plus rurales et naturelles...
Le pays du manga comme certains aiment le nommer n'est pas si "manga" que l'on aimerait le croire. Le phénomène otaku (toujours au sens occidental du terme) est peut-être présent au Japon, il n'en est pas le plus représentatif de cette société. La plupart des japonais à qui j'ai pu parler ne lit même pas de manga. Tous les japonais s'adonnent encore moins au cosplay et autres extravagances vestimentaires. Les jeunes comme ceux photographiés dans les livres Fruits ou encore Gothic Lolita aux éditions Phaidon ne représentent qu'une minorité, le dresscode ambiant étant costume-cravate pour les hommes et tailleur plus ou moins casual pour les femmes. Au Japon, l'on ne s'habille pas comme on veut à tous les âges. Il est vrai qu'en principe, ici, personne ne fera de remarque si vous êtes habillés de manière voyante, provocante ou autre. L'on peut appeler ça de la tolérance (tout comme de l'indifférence.
Cela fait néanmois parti de l'éthos japonais :
Les japonais ont aussi une capacité incroyable à accepter les choses. Ils se posent peu de question. Le pourquoi, du comment, si appréciés des français, trouvent souvent cette même réponse : "parce que c'est comme cela". A vous de vous en contenter ou de trouver vous-même votre réponse.
Les japonais sont polis : ils disent rarement ce qu'il pense réellement particulièrement lorsque quelque chose ne leur plaise pas. Cela relève en partie de la langue japonaise elle-même où le non-dit est plus important que ce qui est dit. A vous, gaijin, de lire dans leurs pensées.
Les japonais sont prévenants : ils font très attention à leurs interlocuteurs et très à l'écoute (le fait que le verbe, noyau de la phrase, soit en fin de phrase, y est sans doute pour quelque chose).
La société japonaise n'en demeure pas moins très conformiste. Ici le politiquement correct s'assimile au moyennement correct. Le japonais typique suivra toujours le "mouvement ambiant". A un feu, rouge pour les piétons, il patientera jusqu'à ce que le bonhomme devienne vert et lui permette de passer cependant s'il voit une, deux, trois et plus traverser, il les suivra naturellement.

Autre chose à savoir, à la base, le terme "otaku" ne désigne pas uniquement un fanatique de manga, d'animé et de leurs produits dérivés, mais de manière général une passion virant jusqu'à l'obsession. Ici, on trouve des otakus de tout, cela inclut également certaines choses qui peuvent nous paraître insignifiantes (e.g. les petites voitures ou encore le pain français).


La vie au Japon

Le niveau de vie au Japon est assez élevé. Pour résumer, je dirai qu'il est très confortable de vivre ici, même si cela implique un coût qui s'avère relatif.
Les rues sont propres, les transports en commun aussi. Bus, métros et trains sont aussi très efficaces. Le service japonais est aussi sans doute l'un des meilleurs de ce monde : dès que vous entrez dans un magasin ou dans un restaurant, vous serez assommé d'un 'Irasshaimase' et d'un "arigatougozaimashita" en ressortant. Ici, serveur et vendeur sont aux petits soins du client. On a l'impression d'exister. Les conbinis sont aussi très pratiques car ils vendent un peu de tout et sont ouverts 24h/24. Les magasins sont aussi ouverts tous les jours même le dimanche.
Concernant le coût de la vie, je suis assez mitigée. Autant j'ai vu des prix et tarifs exorbitants, autant j'en ai vu défrayant toute concurrence. C'est au consommateur de s'informer et de faire son choiX. Je fais mes courses dans deux endroits : au supermarché (1 fois/semaine) et au 100 yens shop (2 fois/semaine). Au total, je dépense 2500 à 3000 yens (environ 20-24€). Par contre, cela ne comprend mes repas du midi en semaine. Le midi, je mange la plupart du temps à la fac soit à la cantine universitaire (shokudo) ou soit dans le lobby du "Ryugakusei center" après avoir acheté mon déjeuner au conbini du campus (env. 500 yens pour une boisson, un bento et un dessert). On trouve aussi beaucoup de restaurants bon marché où l'on peut manger pour environ de 700-800 yens (5-6€).
Pour m'installer, je suis allée au 100 yens shop et eu recours à Internet. Au total, j'en ai eu pour 10 000 yens maximum (80€). Heureusement, mon studio est meublé et la résidence fournit un service de location de futon. D'ailleurs, mon studio de 16 m² me coûte 15 000 yens (120€) par mois, toutes charges comprises (eau, électrivité, gaz). C'est 5 fois moins que mon studio à Paris et la moitié de ce que je paierai en résidence universitaire.
Il faut aussi que je paye mon assurance santé japonaise : 1600 yens par mois. Et les transports me reviennent à 3000 yens par mois
Au total, il me faut au minimum 42 000 yens (315€) pour vivre. Je me suis néanmoins réserver un budget de 80 000 yens (600€) pour m'amuser, faire du shopping et voyager.
Au final, la vie m'est moins chère ici qu'à Paris. Cependant, c'est en partie lié à mon statut de "special exchange student" (je n'ai pas, par exemple, à payer les 5000€ de frais de scolarité) et du fait que je vive sur le campus, j'en suis bien consciente.
Le Japon n'est pas un pays bon marché. Ici, la consommation est parfois tirée à l'excés : il faut dépenser pour s'amuser mais aussi pour réussir socialement (frais de scolarité, financement des cours privés). Mais ce n'est pas non plus un pays si cher par rapport aux autres pays développés.


Depuis mon arrivée, j'ai essayé de comprendre au mieux le Japon et de ne pas le juger avec mes yeux d'occidentale civilisée. Pour être honnête, je ne veux pas juger ce pays tout court. Néanmoins, je ne veux pas non plus tomber dans le relativisme culturel. J'avais juste envie de partager mes observations et ma situation.


わたしのこと (et moi?)

Ces deux mois et demi au Japon auraient-ils changé ma vie? Il est certainement trop tôt pour y répondre d'autant qu'il me reste encore deux mois et demi. Pour l'instant, j'ai fait de bonnes rencontres mais je ne pense pas qu'elles puissent modifier mon avenir.
Je me pose toujours des questions sur mon orientation professionnelle : retour en droit des affaires, virage au droit social ou carrément dans la recherche?
A mon retour en France, je vais devoir reprendre le rythme assassien avec ses horaires fous et la charge de travail auxquels je me suis déshabituée. Il faudra aussi que je valide mon M1, choisisse un M2, postule pour ce M2... J'envisage aussi la possibilité de revenir au Japon en tant que boursière du gouvernement japonais.

Plein de choses à accomplir en somme...

Yaki imo

L'automne est une saison assez appréciée des japonais : les arbres, plus particulièrement les érables ("momiji") se parent de toutes les couleurs et le temps est beaucoup plus agréable qu'en été, la température avoisinant les 10°. C'est notamment à cette période que les japonais organisent des "barbecues" de patate douce : le "yaki imo". Explications.

Contrairement à la France, il semble n'avoir que deux sortes de pommes de terre au Japon : la patate traditionnelle qui sert pour tout notamment le "curryrice" et la "Satsuma imo", une sorte de patate douce cultivée dans la région de Satsuma. C'est cette dernière qui est utilisée pour le "yaki imo". La "Satsuma imo" perd une partie de son nom d'origine, devenant la "yaki imo" en étant recouverte d'une feuille d'aluminium puis cuite entière sur les braises d'un barbecue. C'est sucré. C'est bon mais ch'est chaud!

Lundi dernier (24/11) était férié. J'ai été conviée à un "yaki imo" organisé par une association d'étudiants de la fac de Nagoya dans un parc public près de Jiyugaoka. J'y ai donc passé l'après-midi avec d'autres étudiants (étrangers et japonais) à manger ces patates douces, à discuter et à faire du frisbee (si, si!). Les événements étudiants se font rares en ce moment, il faut en profiter même s'ils sont toujours aussi sages...

En rentrant, j'ai pu assister à un joli coucher de soleil dont voici une photo.


子どもと木 (des enfants et des arbres)

Dimanche dernier, je me suis rendue au temple Atsu pour assister au Shichi-go-san. Il s'agit d'une fête durant laquelle, les familles amènent leurs filles de 3 et 7 ans et leurs garçons de 5 ans, vêtus de kimonos, au temple pour leur porter chance. C'était la première fois que je voyais autant d'enfants au Japon! Les petits étaient vraiment mignons dans leurs vêtements traditionnels de toutes les couleurs (les parents étaient en costumes/tailleurs noirs)!

L'après-midi, je suis allée visité le musée Tokugawa ainsi que le parc qui entourait le bâtiment. La plupart des arbres était devenue orange et jaune. C'est vraiment l'automne! D'ailleurs la température a diminué ces derniers jours et stagne aux alentours des 10°C. J'essaye de ne pas trop m'en plaindre mais j'ai quand même froid. (+_+)

Nikomi Udon

Aujourd'hui, j'ai pu goûter à une spécialité de Nagoya : le "nikomi udon". Le "nikomi udon" est un mix entre des nouilles en soupe et un ragoût. A l'intérieur, on y retrouve des "udon" plats assez épais, un oeuf, du miso et de la garniture (surimi, champignons, oignons nouveaux, algues). C'était très bon bien que ma photo ne le montre pas vraiment!

Allez en prison, ne passez pas par la case départ...

Jeudi dernier, je suis allée visiter la prison de Nagoya. Il ne s'agissait pas d'une visite dans le sens touristique du terme. Il s'agissait plus de nous faire découvrir le système carcéral au Japon dans le cadre de mon cours d'institutions judiciaires japonaises. J'avoue que dans le car, j'appréhendais assez cette visite, m'attendant au pire, le professeur ayant annoncé qu'il y avait un magasin de souvenirs (sic).

Finalement, le contenu de la visite était politiquement correct. Après notre arrivée, on nous a installé dans une salle et un agent nous a présenté la prison de Nagoya (capacité, emploi du temps des prisonniers, etc). Puis on nous a montré quelques prisons (vides) ainsi que les salles communes (salle de bain, salles à manger, lieu de travail). Le magasin de souvenirs étant fermé, nous n'avons pas pu y entrer. Nous n'avons ni rencontré ni vu de prisonnier. Prendre des photos dans l'enceinte de la photo était interdit.

Les prisonniers au Japon (mis à part ceux condamnés à la peine de mort) semblent bien mieux lotis que les prisonniers en France. Ils sont soumis à une discipline stricte mais il n'y a pas apparemment de problèmes de capacité ou sanitaires...

秋だ!

C'est l'automne! Même si le ciel est toujours aussi bleu et le soleil au beau fixe, la température a baissé (mais pas tant que ça) et les arbres ont commencé à se parer de feuilles rouges, oranges et jaunes. Dimanche, je vais pouvoir les admirer au Tokugawa-en! J'espère qu'il fera beau, les photos seront encore plus jolies... (^o^)

C'est aussi la saison des kakis et des clémentines! Miam!

いただきます!

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de nourriture et de cuisine. Certains d'entre-vous doivent se demander comment une fille qui a vécu en France peut survivre d'un point de vue gustatif au Japon.

Tout d'abord, il y a certaines choses que vous devez savoir :
  • J'aime la cuisine japonaise, habitant à Paris, j'ai pu goûter différents plats et même en préparer moi-même.
  • J'aime faire des expériences culinaires bizarres (mais pas douteuses, nee!).
  • J'ai une kitchenette dans ma chambre.
La cuisine japonaise ne m'est donc pas étrangère, en venant ici, je savais très bien à quoi m'attendre. La seule différence est qu'ici, c'est beaucoup moins cher et que les sushis sont meilleurs. Inversement, les restaurants français (occidentaux, également) sont chers et loin d'être bons. Sans étonnement, il est aussi difficile de trouver certains aliments typiquement français notamment le fromage et la bonne baguette qui croustille.^^ A 1000 yens la portion de fromage (8€), on s'en passe... Les yaourts coûtent très cher (100 yens minimum, le petit pot aussi gros qu'un petit suisse) et il est impossible de trouver des compotes! J'ai donc décidé de m'adapter au régime japonais.

Au petit-déjeuner, habituellement, je mange du pain de mie avec du beurre et de la confiture accompagné d'un verre de lait et d'une tasse de thé, parfois d'un fruit. Sachez que le pain japonais n'est pas terrible, la croûte (si l'on peut l'appeler ainsi) est toute molle et la mie n'est pas très aérée. Par contre, ils font un excellent pain de mie. C'est tout un concept : il se vend par carré de 380 grammes, découpés en tranches de 4, 5, 6, 8 ou 10. Personnellement, j'ai une préférence pour celui de 6 tranches.

Récemment, je me suis préparée des pancakes. Ils vendent une farine spéciale, il suffit de rajouter du lait et des œufs. J'avais pris la moins chère pour tester et c'était quand même bon! Les pancakes étaient bien gonflés et moelleux. (^_-)

Le midi, je suis généralement à la fac donc je m'achète un bentô ou tout simplement un truc à manger au conbini. Ils vendent de tout : des pâtes à l'italienne (pas si mauvaise qu'elles en ont l'air), des sandwichs triangulaires, des plats japonais, des onigiris, des nikumans, et de l'oden. Actuellement, j'ai une préférence pour les nikumans. Ce sont des sortes de brioches fourrées avec de la viande et cuites à la vapeur. Ce n'est pas typiquement japonais. Je pense que ça vient plutôt de Chine, les vietnamiens en mangent également. Je n'ai pas encore goûté à l'oden mais ça ne saurait tarder...

Pour le 4 heures, je grignote un truc sucré acheté encore au conbini : une part de gâteau, des biscuits, etc. Leurs parts de quatre-quarts sont particulièrement bonnes! De temps en temps, j'essaye une pâtisserie japonaise. Une fois, j'ai mangé un manju veurt fourré aux haricots rouges : beurk! Je pensais que la pâte verte était faite à base de thé mais ça devait être des algues... Une autre fois, j'ai mangé un taiyaki, c'était délicieux!

Et enfin pour dîner, je me prépare un peu de tout : une soupe instantanée, des ramens, (en photo, pour la recette, c'est ici) des nouilles sautées avec des légumes, du curry-rice, etc. Je teste plein de nouvelles recettes trouvées sur Internet ou encore vue à la TV.

Généralement, je fais mes courses dans un supermarché et dans un 100 yens conbinis (tous les produits sont vendus à 100 yens + la TVA de 5%). J'en ai pour une trentaine d'euros pas semaine. Ce qui est assez raisonnable. Les fruits et légumes coûtent assez cher récemment mais on m'a indiqué un autre supermarché "Tachiya" un peu loin du campus mais vendant de tout à bas prix.

J'espère que cela vous a intéressé.

ごちそうさま! (gochisôsama, litt. "j'ai bien mangé, merci")

En titre : itadakimasu, équivalent de notre "bon appétit" mais litt. cela signifie, "je m'apprête à manger".

Youhou, j'ai un ketai!

Je ne sais pas comment les étrangers ont réussi à ouvrir un compte bancaire dans une banque japonaise. A la Mistubishi UFJ Bank, j'ai été gentiment remerciée, pourquoi? Parce que au début, je n'avais pas d'Inkan, et ensuite parce que je n'avais pas de numéro de téléphone japonais... Je pense plutôt que c'est parce que je repars dans 4 mois, mais bon. Je me retrouve donc avec un Inkan qui ne va pas me servir (sauf si un jour je retourne au Japon en tant qu'expat' ou en tant qu'étudiante boursière du gouvernement japonais) et sans compte bancaire... Le seul point positif est que je n'ai pas finalement besoin d'un compte bancaire pour acheter un "ketai".

"Ketai" est le mot japonais pour téléphone portable. Je préfère utiliser le japonais pour désigner ce moyen de communication particulier. Comme vous devez sans doute le savoir, seuls les portables sur le système 3G fonctionnent au Japon. Je m'en suis procurée un, lorsque j'étais en France et acheté une carte sim Mobicarte afin de pouvoir communiquer en cas d'urgence lorsque je serai à Tokyo. Cependant, les communications coûtent chères et pour me téléphoner, je devais avoir un crédit suffisant. Donner mon numéro de téléphone aux japonais n'étaient pas non plus évident. La solution était d'acheter un "ketai".

J'ai opté pour l'offre de carte prépayée que propose Softbank. Le système est le même qu'en France : j'achète une carte (valable pendant 60 jours) de 3000 ou 5000 yens et mes communications en seront déduites. Il propose également une option Mail illimités (qui remplacent nos SMS) à 300 yens (aussi déduits du crédit) pour un mois. Le prix du "ketai" seul s'élève à 5080 yens. J'ai très envie de lui ajouter des strass et pleins de straps.^^

Pour finir, je vous invite à regarder la pub de Softbank avec les membres du groupe SMAP.


つかれた!

Cette semaine s'était annoncée particulièrement chargée entre le début des cours de japonais, les réunions d'orientation et la présentation de la bibliothèque centrale, etc. Résultat, j'ai manqué la réunion d'information (j'avais cours de japonais) ainsi que le tour de la bibliothèque (complètement oublié, il faisait beau et j'avais envie de partir à la découverte du campus).

Ce matin, je suis allée à Yagoto (à deux stations de Nagoya Daigaku) pour ouvrir un compte en banque avec ma tutrice, Maki-sempai. Arrivée là-bas, on nous explique que je dois avoir un "inkan", un tampon faisant office de signature au Japon pour pouvoir ouvrir un compte. J'ai donc dû me faire fabriquer un "inkan" avec mon nom de famille en katakana. Comme il ne sera pas prêt avant mardi, je ne pourrai pas ouvrir de compte d'ici là et acheter mon "ketai"...

J'ai néanmoins déjeuné avec Maki-sempai et goûté à ma première spécialité culinaire de Nagoya : le "miso-katsu". Il s'agit d'un tonkatsu classique avec une sauce à base de miso. C'était bon cela ne détrônera pas mon plat préféré : le "tempura moriawase".

Par ailleurs, j'ai découvert qu'il y avait un Jusco à Yagoto, si vous avez vu Shimotsuma Monogatari (Kamikaze Girls), vous saurez de quoi je parle.^^

Cette après-midi, je n'ai pas pu aller à mon cours de japonais. Avec la classe d'Institutions judiciaires japonaises, nous sommes allés visiter la station de police de la préfecture d'Aichi. C'était intéressant de voir comment la police japonaise fonctionne. J'ai ainsi appris qu'il y avait plus de 200 000 agents de police (section criminelle comprise) au Japon. La visite s'étant terminée vers 17 heures, il était trop tard pour rejoindre le cours de japonais.

J'ai ensuite fait des courses à Motoyama avant de rentrer à la résidence. Ce soir, il faut que je finisse ma présentation de la Constitution française de 1958 (en français)...

Et demain matin, j'ai une visite médicale à faire, juste avant ma présentation et le reste de mes cours...

つかれた! ("Tsukareta", je suis fatiguée)

Dieu va à l'école

Aujourd'hui, après avoir enchaîné 6 heures de cours (13h-19h30), j'ai décidé de vous parler de mes cours. Mon niveau de japonais étant encore trop faible, je ne peux assister et participer qu'aux cours de droit en anglais. A côté de ces cours, j'ai également des cours de japonais.

Les cours de droit

J'ai précisément 5 cours de droit :
  • Modern administrative law
  • Judicial Japanese Institutions
  • Legal and Business Ethics in Developping Countries
  • Political Though in Modern Europe
  • PSI 1 : Comparative Law and Politics
Je n'ai pas encore assisté au cours de droit administratif (lundi dernier était un jour férié). Néanmoins je pense que ce sera également un cours en petit comité, une trentaine d'étudiants maximum et ressemblera plus à des séances de travaux dirigés : l'évaluation est continue et il n'y a pas à proprement parler de gros examen. Le cours "PSI" est un cours assez particulier : il y aura certes un professeur qui supervise mais il s'agit d'un travail de groupe dont les membres sont chargés de présenter et faire découvrir son pays aux autres membres (japonais et autres). Au total, cela me fait 7 heures de cours par semaine (5 séances de 1h30).

Le cours de "pensées politiques" est, en ce qui me concerne sur la sellette. Je viens d'avoir les horaires de mes cours de japonais et celui du vendredi coïncide avec. Je pense prendre à la place un séminaire de droit économique même s'il se peut que je n'ai pas le niveau...

Edit : Bon, c'est fait, j'ai rejoint le séminaire de "Problems of International Economic Law".

Pour ma culture juridique personnelle, je suis également un cours de mon professeur-superviseur, une comparaison entre le droit japonais et le droit français.

Les cours de japonais

Mardi dernier, j'ai passé un test de niveau dont j'ai eu les résultats hier. Le test commun à toutes les classes (élémentaire, intermédiaire et confirmé) était assez frustrant. Néanmoins, après avoir étudié le japonais à la Mairie de Paris pendant deux ans, et terminé, seule, les chapitres correspondant au niveau 3, j'ai réussi à atteindre le niveau Elémentaire 2 (100 kanjis, 800 mots de vocabulaire). Pour être honnête, je dois connaître une soixantaine de kanjis et à peu près 1000 mots de vocabulaire. J'aurai donc 7 heures de cours par semaine, à raison d'une séance de 1h30 par jour (de lundi à vendredi).

Au total, j'ai donc 16h30 de cours par semaine, ce qui peut paraître beaucoup mais c'est beaucoup moins stressant que les cours que j'avais à Assas. La charge de travail me paraît aussi moindre par rapport à mon université d'origine (10 à 15 heures contre 5h à mon avis).

がんばります!

Dieu a (encore) oublié de descendre la poubelle

Quel superbe titre! Ne trouvez-vous pas? Ce fait, très insolite, m'a donné envie de vous parler du système de tri des ordures à Nagoya à défaut de vous poster de nouvelles photos (inexistantes) ou de vous parler de ma ballade de la gare de Nagoya au quartier d'Osu...

Tout d'abord, sachez qu'ici on fait une distinction entre ce qui est recyclable, ce qui est combustible mais pas recyclable et enfin ce qui n'est pas combustible ni recyclable. Il y a donc trois catégories. Au sein de ces catégories, il y a des sous-catégories. Ainsi, dans ce qui est recyclable, il faut séparer le plastique, de ce qui est en carton ou en papier. Et dans ce qui n'est pas combustible (et à proprement parler pas directement recyclable), il faut séparer les petits formats (30x30x30 cm) des grands. En ce qui concerne les détritus combustibles, il n'y a pas (heureusement) de distinction à faire. Est-ce clair?

Ensuite, sachez aussi qu'on ne sort pas ses ordures n'importe quand : chaque jour, entre 6h et 8h du matin, il faut descendre un type de sac qui correspond à l'une des catégories. Ainsi, le lundi, c'est les recyclables, le mardi, les combustibles, le mercredi, les incombustibles et le vendredi, à nouveau les combustibles... Les autres jours, il n'est pas permis de descendre la poubelle.

M'étant réveillée trop tard aujourd'hui, soit lundi, je n'ai pas pu jeter ma poubelle de déchets en plastique. Demain, je vais devoir créer un réveil spécial vide-ordure pour descendre mes combustibles... Passionnant n'est-ce pas?

"Rainy days never stay"

Voici la jolie petite vue que j'ai en rentrant chez moi.

Celle que j'ai de ma fenêtre n'en vaut pas vraiment le coup.^^



Arrivée à Nagoya

Trois jours ont passé depuis mon arrivée à Nagoya. J'ai eu beaucoup de choses à faire!

J'ai pris le Shinkansen (un Nozomi) à la gare de Tokyo. Comme c'était l'heure de pointe (8h-9h30), je suis partie avec une bonne heure d'avance pour être sûre de ne pas manquer mon train. Nagoya est à 1h40 de Tokyo, le voyage a donc été rapide. Des étudiantes de l'Université de Nagoya sont venues me chercher à la gare de Nagoya et m'ont accompagnée tout au long de mes démarches administratives (résidence, fac, services d'immigration locaux).

La résidence

Comme prévu, je suis logée à l'International residence du campus. Elle est composé d'un bâtiment divisé en plusieurs bloc et fait 6 étages (7 floors). Mon studio est un peu plus grand que celui que j'avais à Paris. Il est meublé (banquette-lit, burau, table, chaises, etc) mais il n'y a ni ustensile de cuisine ni couvert. Sans décoration, il est un peu tristounet mais je vais arranger cela... Je suis au 5e étage (6th floor) et comme la résidence est située sur un plateau, j'ai une jolie vue sur la ville. Il y a néanmoins un inconvénient, je n'ai pas Internet dans ma "room". Je dois donc aller dans la salle commune. D'ailleurs, si vous avez une manière plus diplomatique de dire "Boulet, ta musique est pourrie, écoute-la avec des écouteurs!" et en anglais, faite le moi savoir.

Le campus

Je n'ai pas pu voir grand chose du campus. J'ai juste pu repérer le bureau de scolarité ainsi que le bâtiment de l'école de droit. Il est immense! En comparaison, Nanterre ne fait pas le poids.

Les cours n'ont pas encore commencé pour ma part. J'aurai une réunion d'orientation lundi. Concernant les cours de japonais, j'aurai un test de niveau le 13 octobre. Je vais devoir réviser!

Nagoya en soi

Pour l'instant, je n'ai pas vu grand chose de la ville. Je suis sûre de trois choses :
  • Les habitants de Nagoya sont réputés pour leur gentillesse. J'ai pu le confirmer avec les étudiants.
  • Le métro coûte cher : le système est le même qu'à Tokyo sauf que le tarif de base est de 200 yens au lieu de 130-170 yens.
  • La météo est pourrie : le jour de mon arrivée, il faisait chaud et humide (me faisant rappeler le mois d'août au Japon), le lendemain, il a fait certes moins chaud mais il a plu toute la journée et aujourd'hui, il fait à nouveau beau...
Les étudiants

Il y a de tout! Ils sont aussi très nombreux. Les premiers que j'ai rencontré sont japonais, ce sont ceux qui m'ont accompagné pour mes démarches administratives. Ils sont membres d'une association de volontaires (SOLV, School of Law Volunteers). Ils sont sympas! Sinon j'ai pu faire connaissance avec des cambodgiens et des taiwannais. Quelques soirées de bienvenue sont prévues.

Je suis encore un peu perdue mais j'essaye de prendre mes marques . Aujourd'hui, une sortie à Osu et Sakae a été organisée pour les nouveaux étudiants. Cela va me permettre de découvrir la ville et de faire connaissance avec de nouvelles têtes... Je n'ai pas encore pris de photo mais ça ne devrait pas tarder.